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Discours de nouvelle année aux vœux de l’Open Vld de la Ville de Bruxelles




Mesdames et messieurs

Madame la président de l’Assemblée de la Commission communautaire flamande,
Chère Carla,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Chers Khadija, Stefan et Franc,
Madame la ministre d’Etat,
Chère Annemie,
Monsieur le président,
Cher Freddy,
Chers amis libéraux,

Vous comprendrez aisément que je suis heureuse de tourner la page de 2018. Car malgré les bons scores de tous les candidats Open Vld sur les listes MR/Vld bruxelloises, nous avons été mis en dehors de la majorité par les « Transformateurs » de ce monde. Est-ce donc le changement que les Bruxellois veulent à présent ?

Je pensais qu’ils voulaient dissoudre le PS. Nos candidats ont néanmoins fait de leur mieux. Je vois Frederik Ceulemans, Dominique Verbesselt, Paula Raiglot, Olivier Auvray, Florent Baudewyns, Floriane Bonnier. Ils ont porté nos couleurs avec fierté et conviction.

Les Bruxellois ont coloré leur cœur de bleu. L’Open Vld a de nouveau conquis en octobre 2018 le cœur de beaucoup de gens. En Flandre mais aussi à Bruxelles. Les journaux ne l’ont pas toujours relayé, mais nous savons que l’Open Vld a réussi de superbes scores dans la plupart des communes bruxelloises.

Les équipes Open Vld à :

1.         Forest,
2.         Berchem Sainte-Agathe, 
3.         Saint-Gilles,
4.         Saint-Josse,
5.         Woluwe Saint-Lambert,
6.         Woluwe Saint-Pierre,
7.         Auderghem,
8.         Ixelles et
9.         Etterbeek

ont connu une avancée significative depuis 2012.

Il y a trop de candidats pour nommer tous ceux qui ont amélioré leur score. Nous avons également plusieurs nouveaux visages élus comme:

1.         Lamia Khan à Koekelberg,
2.         Alexander Billiet à Forest,
3.         Mimi Crahay et Erik Vandenberghe à Ganshoren,
4.         Vincent Riga et Rudi Landeloos à Berchem et
5.         Kurt Deswert à Woluwe Saint-Lambert.

Nous avons de nouveaux Echevins comme Khadija Zamouri à Molenbeek. Et une section de jeunes qui déborde de confiance en soi.

L’Open Vld a donc des fondations très fortes. Vous pouvez construire une maison avec chacun de nos candidats. Et quand nous sommes amenés à occuper des responsabilités, nous réalisons très vite une grande partie de notre programme.

Regardez donc ce que Alexander, Maggie, Philippe et Gwendolyn ont fait au niveau fédéral. Plus de jobs, un salaire net plus grand, un soutien à l’innovation et à l’émancipation.

Regardez la réforme fiscale de Guy à Bruxelles.

L’Open Vld est le parti qui a de l’ambition pour une vie meilleure : des emplois de meilleure qualité, plus de plaisirs et moins de coûts.

Plus d’Open Vld, c’est moins de gilets jaunes. Il est plus nécessaire que jamais que l’Open Vld reste aux affaires au fédéral et dans les régions.

Il y a des réussites, contrairement à ce que veulent faire croire les campagnes mensongères dans lesquelles tout ce que l’Open Vld a réalisé est remis en question : pensez donc à la politique de migration de Maggie ou aux piétonniers et pistes cyclables réalisées.

Mais il y a une vieille citation que j’ai toujours trouvée éclairante : Si vite que court le mensonge, la vérité un jour le rejoint.

De plus, nos électeurs sont plus intelligents que beaucoup d’opposants ne le pensent.

Nous nous occupons de vrais changements pendant que d’autres ne vont jamais plus loin qu’une image photoshopée qui ne colle finalement jamais avec la réalité.

Beaucoup de partis ont mené les citoyens par le bout du nez en 2018.

-       Qui aurait pu penser que les verts se positionneraient pour des bus au diesel et contre le métro ?

-       Qui aurait pu penser que la N-VA mettrait sur pied une arnaque aux visas humanitaires ? La nouvelle N-VA ? Nouveaux Visas Achetés !

-       Qui aurait pu penser que l’Open Vld gagnerait les élections d’octobre 2018 ? Nous avons progressé dans 166 communes flamandes et de même dans plusieurs communes bruxelloises.

Maintenant, je comprends pourquoi la VDAB (équivalent d’Actiris pour les néerlandophones) offre des cartes de tarot car qui aurait pu prédire cela ?

Les fake news basées sur l’émotionnel n’auront pas duré. Le fact checking revient. Le récent défunt professeur Hans Rosling qui avait écrit un livre sur le fact checking va voir les faits lui donner raison : le monde s’améliore grâce à la démocratie et au libre marché.

Les hommes et leur génie ne sont pas le problème mais la solution. Bien loin des petits jeux politiques de 2018, je vais vous raconter l’histoire de Elvira, que j’ai rencontrée lors de l’été 2018. J’ai déjà raconté une partie de cette histoire à certains d’entre vous.

En août, j’étais assise à un banc en face des blocs de logements sociaux à Rempart des Moines. Dans le centre, à quelques centaines de mètres d’ici. C’était durant la période où il a fait très chaud, 37°C. Je me suis assise entre les plantes et le potager à côté du supermarché Okay.

Il n’a pas fallu 5 minutes pour que quelqu’un m’aborde. Un homme, de mon âge à peu près. Il m’a demandé si je pouvais, en tant qu’Echevine. Il m’a dit qu’il attendait mais que rien ne venait. Je lui ai demandé s’il avait déjà regardé dans le Vlan ou s’il s’était déjà renseigné chez les commerçants du quartiers.

Il m’a regardé avec des grands yeux et a répondu : « J’ai dit à un échevin du PS que je cherche un travail. Il a promis de m’appeler. Depuis, j’attends. » Je voulais lui répondre qu’attendre ne résout rien, mais avant que je ne puisse dire quelque chose, une femme nous a rejoint. L’homme avait pris entretemps place sur le banc à côté de moi.

« Bonjour madame l’Echevine », a-t-elle dit. Et pendant qu’elle se tenait là, elle ramassa quelques capsules de bouteilles sur le sol. Elle rangea celles-ci dans son caddy. Je lui ai donc demandé ce qu’elle faisait avec ces capsules. « Madame », dit-elle. « J’ai travaillé toute ma vie et je continue à le faire. J’ai 80 ans et je ramasse des capsules sur le sol pour les apporter à quelques artistes qui les utilisent pour leurs œuvres. Et dans le même temps, le trottoir est propre. »

J’étais sous le charme et lui ai demandé si elle habitait dans le quartier. « Oui oui, j’habite ici », me répondit-elle. « J’habite en Belgique depuis les années 50. Je viens d’Espagne. J’habite dans ma propre maison, dans la même rue que les bourgmestre. Moi, une femme de ménage. Je suis propriétaire d’une maison à Bruxelles grâce à mon travail et grâce à la Belgique.

Ma fille, tu es trop jeune. Tu n’as pas connu la période pendant laquelle tout était possible. » J’ai soudain ressenti de la nostalgie pour un temps que je ne connaissais que via des histoires et des cartes postales. L’homme sans emploi à côté de moi était muet comme un mort. « Mais maintenant, tout a changé », ajouta-t-elle.

« Les personnes ici ne cherchent même plus, l’Etat leur donne tout et regardez autour de vous quel est le résultat. » Elle fit un geste vers les dépôts illégaux à côté des blocs de logements sociaux. « Il y a pourtant ici beaucoup de personnes qui ont le temps de nettoyer les ordures. L’homme ne dit rien, resta silencieux et dit amicalement « au revoir mesdames ».

« Comment vous appelez-vous madame », ai-je demandé.
« Elvira », dit-elle.
Je lui ai dit : « Merci, Elvira, Bruxelles est fier de vous ! »
Bruxelles a besoin de plus d’Elvira.
Des gens qui travaillent pour relever leur vie.
Des gens qui osent montrer aux autres leurs mauvais comportement.
Des gens qui croient en leurs propres capacités.

Elvira a toujours cru en elle-même mais beaucoup de Bruxellois n’ont jamais eu cette illumination. Certains parents, écoles et politiciens leur ont sagement dit durant des années qu’il y aura toujours d’autres personnes pour leur tendre la main.

Et le pire, c’est que c’est encore vrai. Et quel est le résultat ? La pauvreté !
Nous, les libéraux, nous voulons avancer. Pour tous.

Elvira a vu l’Atomium être construite et la venue d’un homme sur la lune. Elle était fière d’habiter en Belgique. Dans sa jeunesse, il y avait une confiance dans l’avenir. A mon initiative, une entreprise privée a placé une première borne de chargement pour des voitures électriques aux pieds de cette même Atomium.

Savez-vous ce qu’a été la réaction du ministre socialiste de la mobilité ?
« Ce n’est pas juste, c’est le ministre qui doit mettre les bornes de chargement. » Que dois-je donc faire ?

Je l’ai appelé afin qu’il ouvre sa première station de métro le plus vite possible. La dernière station de métro a été construite en 2003. Elle venait encore à l’initiative de Hervé Hasquin. C’est il y a tellement d’année qu’il y a des personnes dans cette salle qui ne l’ont jamais vécu.

Entretemps, nous connaissons ce dossier : seuls l’Open Vld et le MR sont pour le métro. Le MR se trouve dans l’opposition au niveau régional depuis plus de 20 ans déjà. L’Open Vld se bat comme un lion pour le métro et finalement, une ligne est prévue vers Schaerbeek et Evere.

Les autres partis essaient depuis de mettre des bâtons dans les roues du projet. Il y a quinze ans, Bruxelles ouvrait sa dernière station de métro.

Eh bien, l’Open Vld a l’ambition d’en ouvrir au moins 15 nouvelles.

En même temps, les autres partis appellent à une amélioration de la qualité de l’air et à un effort sur le climat.
Alors il faut oser.
Que les écoliers protestent, c’est normal.
Avouez-le, beaucoup ici l’ont aussi déjà fait.
Mais les partis politiques doivent travailler pour Bruxelles au lieu de réclamer le long de la rue.

Tout le monde veut un air pur.
Tout le monde veut un bon climat.
Tout le monde veut habiter dans un quartier riche en plein boum.
Mais tout le monde veut aussi du confort et une bonne vie.

Ce n’est pas en pointant du doigt qu’on y arrivera. Mais bien avec des panneaux solaires, des maisons passives, des voitures électriques et d’autres innovations. Et pouvons-vous, s’il vous plait, discuter aussi d’avancées sociales à Bruxelles ?

Lorsqu’il s’agit de pauvreté, alors on n’entend presque personne. C’est calme.
Pourtant, un enfant sur trois vit dans la pauvreté à Bruxelles.

Je n’entends que des libéraux comme Guy Vanhengel dire « enseignement, enseignement, enseignement ». Je n’’entends que des libéraux comme Charles Michel dire “jobs, jobs, jobs. » Et c‘est une réponse honnête.

En mai 2019, nous pouvons à nouveau faire la différence. J’appelle donc tous les partis à soutenir notre coalition pour plus de métro J’appelle tous les partis à s’affairer avec nous sur les avancées sociales.

Je les appelle tous à montrer de l’ambition pour Bruxelles.

Alors que vous m’entendez parler, vous vous demandez sûrement si je suis candidate pour être tête de liste ou non.
Vous comprendrez pourquoi je n’ai encore rien dit dans les médias.
C’est la présidence du parti qui viendra avec une proposition.
Mais la base et les militants me le demandent sans arrêt.

Et j’avoue que j’en ai le désir. Beaucoup de femmes abandonnent encore malgré leur bonne volonté. Cela aussi, je l’ai souvent fait.

Mais hier, j’ai eu 40 ans.
L’idée de mener vers la victoire cette équipe avec autant de candidats libéraux fantastiques me donne des ailes.

Lorsque Annemi Neyts a été le visage de Bruxelles en 1981, c’était inattendu. Tout le monde se rappelle son beau visage maquillé sur des panneaux de 20m². Avec Annemie à leur tête, les libéraux bruxellois ne sont pas allés dans le sens du vent. Comme maintenant, l’Open Vld comptait de nombreux Echevins et conseillers communaux.

Ensuite, Guy Vanhengel a repris le flambeau avec succès pour aller plus loin. A Bruxelles, nous avons une tradition d’hommes forts et de femmes fortes. Nous devons prolonger ce passage de relais réussi. Et montrer à chaque fois plus d’ambitions.

Ensemble avec toute l’équipe de l’Open Vld, tous les candidats et militants, les amis libéraux et la famille, je me tiens prête à prendre le relais. Avec une équipe qui montre de l’ambition et se tient soudée. Avec une équipe qui met la démocratie au-dessus de la particratie. La politique, c’est un sport d’équipe.

Je laisse aux supporters et au coach le soin de décider quand le relais me sera tendu. Mais je vous l’assure, lorsque ce moment viendra, comme notre équipe de hockey, je ne me contenterai pas de la médaille d’argent. Nous y allons pour plus que l’or. Nous y allons pour le bleu vif.

Vers une vague bleue à Bruxelles.
A vous aussi, je vous souhaite une année pleine d’ambition.
De l’ambition pour Bruxelles.

Merci

Els Ampe
19 janvier 2019